Ben non, chu pas morte… du moins physiquement! Sauf que disons que je ne l’ai pas eu facile depuis quelque temps…
Tout d’abord, alors qu’au travail, je réclame de l’aide depuis déjà un bout de temps (je vais en parler plus loin de cette « aide »), j’ai hérité d’un « beau projet »… Le hic, outre le surcroit de travail que cela occasionnait - alors que je réclamais déjà de l'aide - (pour vous donner une idée, je travaille en assurances et ce « beau projet », c’est un programme pour assurer les organismes à but non lucratif municipaux… à ce jour, c’est plus de 1,300 organismes qui se sont inscrits, qui ont diminué leur limite d’assurance avant de les augmenter encore, un vrai jeu de fou, quoi!!!), le hic, donc, c’est qu’il fallait que j’apprenne à la vitesse « grand V » Access et que je sois fonctionnelle avec ce logiciel quasiment avant même la mise en vigueur du programme. En gros, cela voulait dire qu’en pleine période de gros rush (c’est la période où la majorité des municipalités qui constituent le gros de la clientèle de notre service renouvelle leur portefeuille d’assurance), je devais apprendre un logiciel complexe (Access), concevoir une base de données – et planifier tous les imprévus qu’un tel projet implique mais sans en avoir l’expérience, en plus de faire mon petit travail « routinier de période de rush » comme si de rien n’était… Heureusement, j’ai eu de « l’aide »! J’y reviendrai sur cette aide… Bref, mes journées ressemblaient à ceci : Debout les deux yeux encore dans le même trou, devant l’ordi à organiser/planifier/apprendre ma base de données, puis direction boulon pour le train-train quotidien de période de rush. Retour à la maison, souper puis re-base-de-données et bouquinage de ma petite bible qui pèse trois tonnes. Dodo et on recommence le lendemain… Pendant ce temps, naturellement, y’a le boss (heureusement, dites-lui pas, mais j’ai un bon boss qui lui ne peut pas en dire autant) qui demande quand ma base de données va être fonctionnelle.
Pas facile, hein! Mais c’est pas fini!!!!
Mon chum, qui a travaillé pendant x années pour Nortel – ne lui jetez pas de pierres avant d’avoir lu le reste – a vu son service être vendu à Flextronics il y a environ 3 ans. Technicien en électronique, il travaille sur des « boards » qui valent, pour les plus « cheaps » plusieurs centaines de dollars depuis son embauche chez Northen Electric en octobre 1983. Il a donc vu l’évolution du domaine de l’électronique, ce que « Flex » ne semble pas avoir compris… Alors que Nortel produisait principalement du « low-volume-hich-cost », Flex, l’un des fournisseurs majeurs des X-Box, entre autres, connaît plutôt le « high-volume-low-cost », l’opposé, quoi. Mais qu’il tente de gérer de la même façon… en réduisant les coûts de main-d’œuvre. Donc, au printemps dernier, Guy apprend que la « shop » fermera au plus tard en septembre pour transférer toutes ses activités au Mexique où la main-d’œuvre est moins chère – et moins expérimentée pour ne pas dire moins compétente. Le choc! Du coup, il décide de réduire les dépenses –idée sage vous en conviendrez – et d’apporter à tous les jours lunches, muffins et cafés… Le hic : c’est moi qui cuisine ici! (lui, il fait autres choses dans et autour de la maison), mais ça veut quand même dire un surcroît de travail à la maison… alors que ma période de rush – qui dure de septembre à juin environ – n’est toujours pas terminée… Au moins, j’y trouve également mon compte, mon portefeuille en bénéficie aussi. Pendant que nous étions en vacances, il a « reçu » sa lettre de mise à pied : le 22 août sera sa dernière journée de travail. Il a eu un bon « package » de départ (environ 1 an de salaire)… mais pour un gars qui aime sa petite routine, ça stresse énormément. Surtout que vous pouvez imaginer que son domaine a quelque peu évolué depuis qu’il est sorti de l’école (n’oubliez pas qu’il est technicien en électronique et qu’à l’époque où il a fait son cours, les télés étaient le nec plus ultra en matière d’électronique et fonctionnaient encore à lampes!). La déconfiture de la bulle technologique d’il y a quelques années a causé un surplus de techniciens dans son domaine… ce qui a entraîné une baisse drastique des salaires dans son domaine. Ils sont désormais moins payés à la moitié du salaire des adjointes administratives alors qu’ils faisaient quasiment le double de leur salaire… C’est pour dire!
Mais le plus dur, c’est que mon homme est un gars qui ne parle pas. Il communique plus facilement avec des étrangers qu’avec ses proches. En début de semaine, j’en ai plus appris sur la situation à l’écouter la raconter à un voisin que ce qu’il veut bien me dire. J’ai l’impression que ça le déstabilise complètement mais il ne veut pas m’en parler. Je me sens tellement impuissante à aider – et même à seulement l’appuyer et l’épauler – quand je ne connais pas la situation. Je le connais, mon homme, et je sais qu’à l’intérieur, même s’il a l’air d’un gars très calme, c’est un grand nerveux mais qui ne communique pas facilement. Et c’est pas facile comme situation… juste de lui faire comprendre que je ne le juge pas mais que je suis là, c’est pas évident.
Pour ajouter à tout ça, il y a notre situation dans le domaine de la course qui se détériore… même si on ne fait rien. On attendait qu’il commence à y avoir des blessures avant d’agir… et je crois que ce temps est maintenant arrivé. Une signaleure a été blessée lors de la course NASCAR, la plateforme sur laquelle elle prenait place ayant cédé, trop pourrie… Bravo…
Pour en revenir à l’aide que je réclame depuis quelques années au travail, à chaque fois, on m’en trouve : « le fils de, la fille de » de étant un ou une employé de la boîte. À priori, je n’ai aucune objection à favoriser une telle main-d’œuvre : en théorie, on peut penser que ces jeunes veulent bien paraître face à leurs géniteurs. En pratique, j’en ai ma claque! Le premier, nonobstant le fait qu’il était unilingue anglophone (fils d’une employée de notre bureau de Vancouver et étudiant à l’université McGill de l’autre côté de la rue) et qu’il ne pouvait, par conséquent, m’assister dans une partie de mon travail, était trop nonchalant pour écouter correctement les directives et par conséquent faisait le travail tout croche. La deuxième faisait partie d’un programme d’aide à l’emploi pour déficients intellectuels. La troisième, tellement occupée par ses téléphones personnels, ne pouvait pas faire de la saisie d’information en la recopiant sans faire de fautes. Quant au dernier, un « unilingue-anglophone-la-craque-de-culotte-aux-genoux-qui-n’a-même-pas-assez-d’énergie-pour-articuler-de-façon-compréhensible », même après lui avoir expliqué à plusieurs reprises l’importance de bien classer les dossiers de municipalités en ordre alphabétique, encore cette semaine j’ai trouvé des dossiers « Waterloo » classés en avant des dossiers « Acton Vale ». Quant au contenu à l’intérieur de ces dossiers… c’est une autre histoire. Y’a pas un dossier que je n’ai pas refait… malgré des indications plus que claires pour quelqu’un qui est le moindrement attentif à son travail.
Bref, de tous ces aides, la meilleure a été la déficiente intellectuelle!!! Au moins, elle, contrairement aux autres, elle était attentive à ce qu’elle faisait et, en cas de doute, posait des questions avant de faire le travail tout croche.
Mais bon, pour l’automne, soit le redébut de la période de rush, on m’a trouvé de l’aide… Cette fois-ci, c’est la mère d’une employée. J’espère qu’elle va faire la job! Parce que sinon, je connais un gars bien brillant, qui sait écrire son français impeccablement, et qui se retrouvera sans emploi le 22 août prochain. Et si le fils de, la fille de, la mère de, sont jugés assez bons sans aucune qualification, lui, il pourra certainement faire la job! Et en prime, il pourra bénéficier d’un professeur privé pour lui montrer tous les trucs et raccourcis qu’on peut utiliser en connaissant ses logiciels!
Bref, je vais finir de me remettre à jour dans les posts et vais tenter d’être plus présente… Une chose est sure, c’est qu’il est hors de question, dans ma tête du moins, que je revive la même période de rush au travail que celle que j’ai vécue depuis quasiment un an. Le bon côté de la chose, tout de même, c’est que mon boss a demandé au directeur TI (un p’tit jeune frappé pour qui nous sommes tous à priori des codes 18) de regarder ma base de données. Le gars a fait de grands yeux lorsqu’il a vu mon travail de « simple adjointe adminstrative » pour finalement dire que ma BD était super-bien-faite. Depuis ce temps, il est super cool et respectueux enver moi! Je ne suis plus une deux-de-pique!
Bon j'espère que je ne vous ai pas endormis!
Entre temps, je vais finir de me mettre à jour avec les nouveautés de chacun d'entre vous. Je pense que les Josée, cette année, en ont eu plein les bras! Au moins 2 sur 3!!!